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L'épingle 2013

| Description | Un pont entre la ville virtuelle et urbaine | Un objet connu et reconnu | Du virtuel au réel | Communications |

Description

Date : 2013
Projet : Projet d'installation urbaine pour Marseille 2013, pont entre monde virtuel et ville réelle

ici une petite photo












Un pont entre la ville virtuelle et urbaine

Dans le cadre de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture en 2013, l’association L’Atelier Sans Tabou, constituée de jeunes architectes et paysagistes marseillais, se propose de réfléchir sur la relation entre l’espace urbain et le monde virtuel à travers une installation urbaine.

Concevoir un objet métaphorique qui transposerait depuis le monde de la cartographie une icône compréhensible par tous dans l’espace urbain. Il aurait un rôle de pont entre le monde urbain, vivant et temporel et le monde virtuel, dématérialisé qui peut tenir rôle de mémoire collective d’un événement. Ce pont est une connexion directe entre un espace clef de MP 2013 et toutes les informations virtuelles qui gravitent autour, tant avant l’événement que pendant et après. Cet objet volontairement démesuré, rappellerait les échelles auxquelles il interagit, tant dans le monde réel que dans une dimension symbolique.

L’association propose de réaliser et d’implanter cet objet avec différents partenaires. Un groupement serait créé et comprendrait une entreprise de communication chargée du système de connexion à l’Internet, un atelier de plasticiens pour la réalisation de l’objet, et un des gros acteurs du web. Ce dernier assurerait l’indexation des différents contenus et serait le principal distributeur et co-financeur de l’action avec les instances dirigeantes de Marseille Provence capitale européenne de la culture.

Entre le réel et le virtuel, quand la toile se constitue support de la connaissance humaine, la ville se virtualise et le web se matérialise. L’Atelier Sans Tabou propose de franchir un pas en avant dans la réunion de ces deux espaces, déchirer le voile du temps pour créer un pont. Depuis cette brèche dont l’inéluctabilité se voit maitrisé, le monde des flux d’informations s’installe dans l’espace public. Ce dernier, loin d’être démuni, se dote d’extensions sensorielles à disposition des voyageurs de l’immatériel, maintenant en mesure de scruter et d’écouter cette vie.

Cette réalisation questionne le rôle grandissant des communications et de l’information à travers Internet : comment le virtuel peut enrichir l’expérience urbaine des visiteurs en sortant du monde confiné de la maison et du travail pour investir l’espace urbain. Notre travail se concentre sur l’architecture de l’objet, sur l’information qui sera apportée et comment elle peut enrichir l’expérience du visiteur en lui apportant des éléments de connaissance d’un quartier, de son histoire, de ses bâtiments, des enjeux pour la ville, des parcours...












Un objet connu et reconnu

Une épingle, plantée dans le sol, matière de l’espace public, stigmate de l’emprise du temps sur l’homme et son monde. Aujourd’hui le monde de chacun se virtualise. L’épingle, symbole de cette autre réalité, investie le monde commun. Comme pour la cartographie qui représente nos villes sous un angle nouveau, faites de parcours et de recherches, où les lieux de notre attention sont pointés sur le canevas des rues de notre cité.

L’épingle a été choisie pour sa forme simple, identifiable par tous comme l’objet auquel elle fait référence. C’est par sa taille qu’elle symbolise l’abstraction matérielle dont elle se fait l’émissaire. Celle-ci varie en fonction de l’échelle du lieu dans lequel elle s’implante. Son dessin est lisse, simple et épuré, sans inscription, improbable, presque irréel.















Du virtuel au réel

L’espace
Les lieux d’implantations sont délibérément choisis comme étant représentatifs de la capitale européenne de la culture et des événements qui s’y déroule pour l’occasion. L’espace public en est le support direct. C’est de ce dernier qu’elles tirent leurs racines, puisant l’énergie et l’information qui y transitent. L’épingle est plantée dans le sol, comme tombée du ciel avec toute l’imprécision que cela comprend. Cet impact laisse les traces des connexions établies lors de la collision entre le monde réel et ses flux invisibles, souvent souterrain mais toujours vus du ciel.

Le temps
Elles sont arrivées bien avant. Tous le monde les a croisées, sans savoir, sans comprendre. Puis elles se sont allumées, et elles ont commencé à transmettre, à enregistrer, à recevoir et a diffuser. Ce sont des fantômes, les spectres d’une autre ville sans matière, d’un univers impalpable où pourtant, tous le monde est présent, sans s’y voir. Aujourd’hui ils sont là, tout autours, ils comprennent, apprennent, expliquent et réagissent tous ensembles. Demain, elles s’éteindront peut-être comme elles se sont allumées, alors tout le savoir qu’elles auront accumulé disparaitra comme leur lumière s’éclipse ; témoignage de l’emprise du temps sur la ville en perpétuelle reconstruction.

Le contenu
L’information diffusée sera construite autour d’une sélection géographique des projets et des événements du Marseille Provence capitale européenne de la culture. Des liens seront faits avec toutes les informations historiques, architecturales, et culturelles des lieux d’implantations. Les usagers seront amenés à donner leur avis, à poster des photos ou des vidéos, d’évènements passés, construisant la mémoire d’une place, d’une rue, d’un escalier ou d’un quai. Les intervenants seront libres de présenter leurs interventions à l’avance pour attirer et informer le plus grand nombre de visiteurs. Un double aller-retour : si les visiteurs physiques ont capacité à enrichir la mémoire de ce lieu à travers leurs commentaires, leurs connaissances et leurs expériences, les visiteurs virtuels peuvent projeter leur sens à travers ce pont pour entendre et voir ce qui s’y passe.












Communications

L’échange de communication entre le monde urbain et le monde virtuel s’effectue à travers quatre composantes :

Lumière
La borne, dans un premier temps inerte, s’active pour la durée de l’évènement « Marseille Provence capitale européenne de la culturelle ». Témoin de son éveil, le 1er janvier 2013 l’épingle s’allume et commence à interagir avec son environnement physique et virtuel. A la fin de l’année, la borne s’éteint et emporte dans son sommeil tout le savoir accumulé pendant l’année.

WI-FI
Il s’agit du principal support de communication de l’épingle avec le public. Un émetteur récepteur, situé dans le corps de l’épingle permet à toute personne de s’y connecter à la manière d’un HotSpot public qui ne diffuse qu’un contenu lié aux évènements et aux projets de 2013. Ce portail spécialement conçu pour interagir avec l’objet est adapté pour être visité par les utilisateurs sur leur téléphone portable. Mais également depuis le web, donnant la possibilité d’interagir avec l’espace physique.

Webcam et Microphone
L’enjeu de l’épingle consiste à renseigner aussi bien les visiteurs virtuels que ceux de l’espace public. Et si ces derniers accèdent au virtuel à travers la borne WI-FI, les autres observent et entendent vivre la ville tout autour de l’objet à travers une série de webcam et de micro, recréant un panorama à 360° en temps réel.